Nous voilà parties pour le souk, mais à notre
arrivée il y régnait une grande agitation...
Un : "je ne sais quoi" de festif, confirmé par les
chapeaux de crépon que portaient certains enfants.
La mosquée avait déployé parasols qui ne s'ouvrent que le vendredi
pour la grande prière.
Ce sont comme de grandes ailes de papillon, où à y
regarder de plus près la base ressemble
à un lotus...symbole de l'ancienne Egypte.
Il y a des marchands ambulants bigarrés et bruyants qui vendent
essentiellement de la nourriture.
Dans la mosquée aussi beaucoup d'effervescence, mais nous n'avons
pas le droit d'y pénétrer, nous faisons alors comme beaucoup :
les
badauds, curieuses de savoir ce qui met tout ce petit monde en émoi.
J'ai eu la réponse quelques jours plus tard...
Dans un autre quartier régnait une ambiance de fête foraine !
On fête un "Mawlid": c'est la fête d'un saint.
Ici piété et commerce se mêlent ce qui est souvent réprouvé
par les fondamentalistes musulmans.
"Mawlid" cela signifie anniversaire.étymologiquement,
cela vient du mot naissance.
Mais ce jour est aussi celui de la mort
du prophète.
Le Mawlid a donc une fonction ambivalente :
naissance à une nouvelle vie céleste.