Dans les rues de Bordeaux...
Dans les rues de Bordeaux...l'art sous toutes ses formes. On aime ou pas...mais la technique est là.
La vie en Ukraine puis Egypte à Lyon, Bordeaux et maintenant en Périgord . Avec toujours le patchwork comme passion.
Dans les rues de Bordeaux...l'art sous toutes ses formes. On aime ou pas...mais la technique est là.
J'ai réalisé mon 2ème kawandi, en n' utiliasant que des morceaux de tissus anciens.
Du coup, il évoque pour moi beaucoup de souvenirs liés à l'enfance.
Le tablier de mes grands mères, le couvre-lit de mes parents les rideaux d'une grande tante, des assises de chaise....
Et voici sa petite étiquette.
Quand je suis à Bordeaux, je retrouve avec bonheur le groupe de patchwork des "Filles des Douves".
Evelyne nous a enseigné l'art du Kawandi. Une technique de rapiéçage venue d'Inde.
les femmes assemblent ces quilts à part partir de leurs saris usés.
Cela consiste donc à fixer de petites chutes de tissu sur un fond et un molleton thermocollant.
On emploie pour cela un coton perlé numéro 8, et on passe sur l'ensemble de l'ouvrage avec un point avant, à la manière du boro.
les lignes de quilting doivent être espacées de la valeur d'un petit doigt.
Lorsque c'est terminé on fixe aux 4 angles un petit carré de tissu plié en 4.
C'est le "fula" et c'est censé représenter les 4 saisons.
Voici donc mon premier Kawandi et je me suis beaucoup amusée.
Il y a peu de temps, une amie nous a enseigné l'art du kawandi.
C'est une technique indienne de rapiéçage.
On fait un rentré sur les bords des chutes de tissus qui se chevauchent. Et on maintient le tout par un point avant au fil à broder numéro 8.
Cela m'a donné envie de customiser une veste en jeans que je ne portais plus.
voici le dos de la veste.
J'ai ajouté des petites touches de rappel sur le devant, une manche et le col.
Ressortir les broderies des cartons ...voilà un excercise auquel je me suis beaucoup prêtée sur mes dernières créations.
Celui ci ne dérogera pas à la régle. D'autant plus qu'une fois quilté le fond fait beaucoup penser aux jupons provençaux en piqué marseillais.
J'ai trouvé ce vieux foulard (lui aussi au fond d'un tiroir). Il m'a semblé parfait pour accueillir mes arlésiennes.
Il faut dire qu'il y a bien longtemps, j'ai beaucoup brodé aux points de croix. Et au tout début sur de la toile aïda, comme pour ces arlésiennes.
Je voulais donc les mettre en valeur.
Pour cela je leur ai fabriqué un cadre en appliquant un tissu noir rehaussé d'une passementerie sacerdotale, ornée d'épis de blé.
J'ai trouvée cette passementerie sur une brocante.
J'ai ensuite appliqué le tout sur mon foulard.
le tour du foulard est particulièrement joli avec son feston noir, on dirait presque un cordon de velour noir.
Pour la bordure jaune, j'ai eu juste assez de ce tissu jaune, parsemé de fruits.
Quant à la finition, je me suis arrangée pour que mon tissu de dos se voit sur le devant, ce qui donne l'effet d'une ganse.
En faisant des recherches sur les jupons provençaux, je suis tombée sur cette appelation en langue provençale : "Cotihoun pica" qui signifie (si j'ai bien compris) : "Piqué de coton"
Voilà donc le nom tout trouvé pour ce petit panneau aux accents du sud de la France.